Quand on vous parle de site internet, vous avez peut-être quelqu’un en tête : un neveu, un fils, un cousin, le copain d’un copain — quelqu’un qui « s’y connaît en informatique » et qui pourrait vous le faire. Gratuitement, ou pour pas grand-chose. Alors forcément, vous vous dites : pourquoi payer ?
C’est une bonne question, et la réponse n’est pas celle que vous croyez. Parce que je vais commencer par vous donner raison.
Il peut probablement faire quelque chose de très bien
Aujourd’hui, les outils pour fabriquer un site sont à la portée de quelqu’un de débrouillard. Votre neveu, s’il est un peu doué, peut sortir un site qui a de l’allure. Propre, avec vos photos, vos coordonnées. Le jour où il vous le montre, honnêtement, il peut être aussi beau que celui d’un professionnel.
Donc non, le problème n’est pas sa compétence. Et ce n’est pas non plus une question de lui faire confiance ou pas. C’est quelqu’un de votre entourage, il veut vous rendre service, et il en est capable. Tout ça est vrai.
Le vrai sujet est ailleurs. Il n’est pas dans la fabrication du site. Il est dans tout ce qui vient après.
Fabriquer un site et le faire vivre, ce sont deux choses différentes
Un site, ce n’est pas un meuble. Un meuble, on le fabrique une fois, on le pose dans un coin, et il reste là. Un site, c’est plus comme une devanture : il faut l’entretenir, sinon il se dégrade tout seul, sans prévenir. Il faut le garder à jour, le garder sécurisé, le surveiller un minimum. Et ça, ce n’est pas un coup à donner une fois. C’est quelque chose qui revient, mois après mois, pendant des années.
Votre neveu, quand il propose de vous faire le site, il pense au coup de main ponctuel : un week-end ou deux, c’est sympa, c’est fait. Il ne pense pas — et c’est normal, personne n’y pense — qu’il s’engage en réalité pour bien plus longtemps que ça.
Ce qui se passe, presque à chaque fois
Voilà comment ça se déroule, dans la vraie vie.
Les deux premiers mois, c’est l’enthousiasme. Le neveu est motivé, le site est beau, vous êtes content, lui aussi. Tout va bien.
Entre le troisième et le sixième mois, sa vie continue. Il a ses études, un nouveau travail, il déménage peut-être, il a moins de temps. Rien d’anormal — c’est juste la vie qui avance. Le site, lui, ne bouge plus.
Au bout d’un an, vous finissez un beau chantier dont vous êtes fier. Vous voulez ajouter les photos sur le site. Vous écrivez à votre neveu. Il vous répond trois semaines plus tard. Ou il vous dit « je m’en occupe ce week-end » — et le week-end passe, et rien. Pas parce qu’il s’en fiche. Parce que ce n’est plus sa priorité, et qu’il a sa propre vie.
Et c’est là qu’arrive le moment vraiment inconfortable.
Le truc dont personne ne parle
On ne relance pas la famille comme on relance un prestataire.
Quand quelqu’un vous fait un service gratuitement, vous ne pouvez pas vraiment le harceler. Le réclamer une fois, ça va. Deux fois, ça devient gênant. Trois fois, vous avez l’impression de l’embêter pour un truc qu’il vous a offert. Alors souvent, vous laissez tomber. Vous ne demandez plus. Et le site, petit à petit, prend la poussière.
De son côté, le neveu se sent un peu coupable de ne pas avoir fait ce qu’il avait promis. Le service rendu gentiment se transforme en petite épine entre vous deux. Un sujet qu’on évite d’aborder au repas de famille. Personne ne voulait ça, et pourtant c’est ce qui arrive.
Pendant ce temps, le site vieillit. Un jour, il peut afficher « non sécurisé » sans que personne ne s’en rende compte, parce que personne ne le surveille. Et c’est dommage, parce qu’au départ, l’intention était bonne.
La vraie question à vous poser
Elle n’est pas « qui peut me fabriquer un site ? ». Votre neveu peut, et il le fera bien.
La vraie question, c’est : qui s’en occupe dans deux ans ? Qui le garde à jour, qui le surveille, qui change vos photos quand vous finissez un chantier, qui répond quand quelque chose ne marche plus — chaque mois, sans que vous ayez à relancer qui que ce soit ?
Si votre neveu peut s’engager là-dessus sur la durée, et que ça ne mettra pas votre relation mal à l’aise, alors c’est une vraie solution, et tant mieux. Mais si vous sentez que ce sera un coup de main sympa au début et un sujet gênant ensuite, c’est qu’il vaut mieux séparer les choses : garder votre neveu pour les moments en famille, et confier le site à quelqu’un dont c’est, justement, le métier.
C’est tout ce que je fais chez ZAMweb, pour les artisans de Cernay, Mulhouse, Colmar et autour : je fabrique le site, et surtout je m’en occupe ensuite — à jour, sécurisé, vos photos ajoutées quand vous voulez, sans que vous ayez jamais à courir après personne. Le site est à votre nom, et vous parlez à quelqu’un qui habite à côté. Si vous voulez en discuter, je me déplace, écrivez-moi ici.
Et si au fond votre hésitation tient surtout au prix, je le comprends et j’en parle sans détour dans l’article sur ce que coûte vraiment un site quand on est artisan dans le coin. Vous pouvez aussi lire pourquoi, même quand le bouche-à-oreille vous suffit, un site change quand même quelque chose.