« Un site internet, ça coûte combien ? » C’est sans doute la première question que vous vous posez. Et c’est aussi la plus difficile à éclaircir, parce que quand on cherche, on trouve tout et son contraire : du gratuit, du site à 5 000 €, des « à partir de 99 € » qui cachent autre chose. Forcément, on ne sait plus quoi penser.
Vous avez raison d’être méfiant. Vous, vous savez chiffrer un devis. C’est votre métier de regarder un chantier et de dire combien ça coûte vraiment. Mais sur un site internet, vous n’avez aucun repère — c’est probablement le seul que vous achèterez de votre vie. Alors entre le gratuit et les 5 000 €, comment savoir ce qui est juste ?
Cet article ne va pas vous vendre un prix. Il va vous montrer le marché tel qu’il est, par ici, dans le Haut-Rhin. Pour qu’à la fin, vous puissiez vous situer tout seul et décider en connaissance de cause.
La carte du marché, du moins cher au plus cher
Il y a en gros quatre familles. Voici ce que chacune vous coûte vraiment.
Le gratuit ou presque (0 à 200 € par an). Ce sont les plateformes où vous construisez vous-même votre site, du genre Wix et compagnie. C’est une vraie option, soyons clairs — beaucoup de gens commencent comme ça. Ce qu’il faut savoir avant de se lancer : l’adresse ressemble souvent à votre-nom.la-plateforme.fr, il peut y avoir de la publicité pour la plateforme, le rendu est basé sur des modèles que d’autres utilisent aussi, et surtout c’est vous qui construisez tout, et vous qui l’entretenez ensuite. Le prix sur l’étiquette est bas. Le prix réel, c’est votre temps.
L’indépendant local (1 000 à 2 000 €). Quelqu’un du coin qui fait le site pour vous. Vous lui donnez vos infos une fois, il s’occupe du reste. Le prix dépend de ce qui est inclus : juste le site, ou aussi le suivi derrière. C’est dans cette fourchette que je me situe, à 1 000 € pour le site, suivi en plus si vous le voulez. Je vous donne le chiffre, je ne cherche pas à vous convaincre qu’il est bien — vous jugerez vous-même quand vous aurez vu le reste de la carte.
L’agence (2 500 à 10 000 €). Des structures avec plusieurs personnes, souvent dans les plus grandes villes. Le travail est sérieux, mais la facture grimpe vite, et pour un artisan qui veut simplement être visible et crédible, c’est souvent surdimensionné. Vous payez aussi pour des bureaux et une équipe dont vous n’avez pas forcément besoin.
L’abonnement « pas cher » (méfiance). Le fameux « site à 150 € par mois, sans gros investissement de départ ». Ça paraît accessible. Sauf que c’est souvent un engagement de plusieurs années. À 150 € sur 48 mois, vous êtes à 7 200 € au total — plus cher que tout le reste, mais étalé pour que ça ne se voie pas. J’en parle plus en détail dans l’article sur les arnaques, parce que c’est un des pièges classiques.
Le piège, c’est de ne regarder que le chiffre affiché
Vous connaissez ce mécanisme mieux que personne. Combien de fois un client vous a demandé de baisser votre devis, ou a pris le gars le moins cher d’à côté ? Et combien de fois ce client vous a rappelé un an ou deux plus tard, parce que le travail était mal fait et qu’il fallait tout reprendre ?
Le moins cher au départ n’est presque jamais le moins cher au final. Vous le savez dans votre métier. Pour un site, c’est exactement pareil.
Un site « gratuit » qui vous prend vos dimanches pendant un mois, et que vous finissez par laisser tomber parce que vous n’avez pas le temps de vous en occuper — combien il vous a coûté, vraiment ? Un site fait vite et pas cher, mais que personne n’entretient et qui affiche « non sécurisé » au bout d’un an — combien il vous coûte en image ?
Le vrai prix d’un site, ce n’est pas seulement l’euro de départ. C’est trois choses :
- Le départ : combien pour le créer.
- La suite : est-ce qu’il faut payer chaque année, et est-ce que quelqu’un s’en occupe ou c’est à vous de le faire ?
- Votre temps : combien d’heures à vous, vous, ça va prendre.
Un prix bas sur la première ligne peut cacher une addition salée sur les deux autres. Et un prix qui paraît plus élevé peut être le moins cher une fois tout compté, si vous n’avez rien à faire et que ça dure.
Pourquoi un prix local, c’est différent
La plupart des chiffres qu’on trouve en cherchant viennent d’agences nationales ou parisiennes. Les prix ne sont pas les mêmes ici. Dans le Haut-Rhin, entre Mulhouse, Colmar, Cernay et les villages autour, le marché est plus simple : il y a les plateformes où vous faites tout vous-même, quelques indépendants comme moi, et des agences plus chères.
Et il y a un avantage à prendre quelqu’un du coin que les comparateurs nationaux ne mentionnent jamais : quand votre site a un souci, ou quand vous finissez un beau chantier et que vous voulez ajouter les photos, vous parlez à une personne qui habite à côté. Pas à un service client à l’autre bout de la France. Ça ne se voit pas sur le prix affiché, mais ça compte le jour où vous en avez besoin.
Comment vous situer, concrètement
Vous n’avez pas besoin de connaître le « bon » prix dans l’absolu. Vous avez besoin de savoir ce que vous voulez vraiment :
- Si vous avez du temps et l’envie de bricoler vous-même, une plateforme gratuite peut suffire pour commencer. C’est honnête de le dire.
- Si vous voulez un site à votre image sans y toucher, et quelqu’un de joignable pour s’en occuper, c’est l’indépendant local. Comptez autour de 1 000 € selon ce qui est inclus.
- Si vous voulez du sur-mesure poussé et que le budget n’est pas un sujet, l’agence fait le travail.
- Et si on vous propose un petit montant mensuel : demandez toujours le total sur toute la durée, et l’engagement. Toujours.
Le seul vrai mauvais choix, c’est de décider dans le flou.
Chez ZAMweb, mon prix est annoncé en face, sans devis à rallonge : 1 000 € pour le site, et un suivi en option si vous voulez ne jamais avoir à vous en occuper. Pas de justification, pas de baratin — vous avez la carte du marché maintenant, vous voyez où ça se place. Si vous voulez qu’on en parle de vive voix, je me déplace dans le coin, écrivez-moi ici.
Et si votre hésitation tient plutôt à l’idée que quelqu’un de votre entourage pourrait s’en charger gratuitement, je vous comprends, et j’en parle franchement dans l’article sur le neveu qui propose de faire le site. Vous pouvez aussi lire pourquoi, même quand le bouche-à-oreille vous suffit, un site change quand même quelque chose.